Paris coule-t-il ?


Il faut attendre que la Seine nous fasse une scène pour rappeler aux parisiens que leur capitale est aussi une ville fluviale et pas composée uniquement de monuments et de stations de métro. Jamais ils ne l’avaient regardée avec autant d’attention ni ne l’avaient photographiée avec autant d’acharnement pendant sa grande sortie hors de son lit.

Bruxelles de facade


Bruxelles est un chaos architectural. Tous les styles se mélangent sans vraiment d’égards pour les immeubles mitoyens.

Une carrière toute tracée


Ils sont bien rares les endroits où les sculpteurs peuvent s’exprimer en toute liberté, sans commande et sans autre contrainte que celle de  suivre les lignes de la pierre.

Les pierres initiatiques


Partir se changer les idées. Oui, mais où ? Pas la peine d’aller très loin pour tomber nez à nez avec l’inconnu. Il suffit souvent d’oser partir à l’aventure et à l’image d’Alice au Pays des Merveilles suivre les injonctions des pancartes disséminées dans la forêt. Surtout quand elles nous incitent à sonner trois fois à des troncs d’arbres.

La nuit blanche était bleue


Chaque année à la même date, c’est la même chose. Un brutal refroidissement, l’automne qui s’installe, la nuit qui gagne un peu plus de terrain chaque jour.  Et soudain, une envie sourd soudain : et si on allait voir de l’art contemporain ? Chaque année, l’incompréhension, le piétinement, la cohue, les queues qui s’éternisent, les installations vidéos sans relief dans des recoins obscurs, s’accumulent. Mais lorsqu’on est prêt à jeter définitivement l’éponge sur cette vaste fumisterie hautement subventionnée, c’est à ce moment là que surgit l’installation qui nous fait changer d’avis et qui nous forcera à retenter notre chance l’année prochaine. L’avenir appartient aux somnambules.  

Mariage de Hanna et Geoffray : l’extension


Comme un album ne suffisait pas pour rendre compte le mariage d’Hanna et de Geoffray de façon exhaustive, j’ai décidé d’en faire un deuxième, tout aussi collector, rassemblant toutes les pépites photographiques de ce week-end ensoleillé.  

Grèce saturée


Suite et fin de mon expédition en Grèce. À côté des ruines antiques, on en oublierait presque les scintillements de la  mer Egée, la pénombre des  monastères dorés, le béton des villes où s’affrontent graffeurs et chats errants et les îlots de verdure, oasis bienvenus pour échapper quelques instants à la chaleur étouffante du jour. Histoire d’un aller et retour Pourquoi prendre l’avion et perdre quatre heures de sa vie dans des terminaux d’aéroports à attendre que l’avion veuille bien se décider à partir alors qu’on peut y aller en bateau et y arriver en 36 heures en profitant de l’horizon azur et des odeurs de mazout au milieu des campeurs de fortune du pont supérieur ? Cela laisse amplement le temps pour toucher du doigt le calvaire d’Ulysse et de ses dix années de tergiversations avant de regagner son rocher. Les ruines de demain sont les villes d’aujourd’hui Au milieu […]

Grèce en kit


Le voyage en Grèce est l’étape ultime du parcours intellectuel du lettré amateur d’antiquités : c’est là en effet où les mythes qui façonnent l’imaginaire occidental depuis plus de 3000 ans ont été rêvés, à l’ombre d’un olivier, sur une colline écrasée de soleil, avec le béguètement de quelques chèvres rachitiques et les cymbales des cigales comme seul fond musical. La situation n’a pas tellement évolué depuis lors. La chaleur est toujours aussi intenable, les Grecs disparaissent toujours à l’heure de la sieste, les oliviers sont les seuls organismes vivants dans des étendues à l’infini, les pâtres d’Arcadie fantasmés par Nicolas Poussin ont été remplacés par des jeunes en scooter qui ont troqués leur serre-tête en ruban contre des lunettes de soleil. Les temples qui ont fait la grandeur de la civilisation grecque ont été pillés, dispersés depuis bien longtemps à travers le monde et le peu qu’il restait sur […]